I'll sing it one last time for you
Then we really have to go
You've been the only thing that's right
In all I've done
And I can barely look at you
But every single time I do
I know we'll make it anywhere
Away from here
Run - Snow Patrol

Quelle semaine étrange. Premiers pas en tailleur et escarpins pour faire bonne impression auprès des parents des poulbots, discours très pro en roue libre, confidences entre amis que je vois trop peu, soirées trop courtes ... Et adieux larmoyants avec l'irlandais qui s'exile en capitale.

L'année dernière, quand j'étais avec ma classe de petite section de maternelle, j'étais un peu agacée par ces mamans qui s'agrippaient au cou de leur progéniture sur le seuil de la classe chaque matin, en couvrant la-dite progéniture de bisous humides d'émotions avant de partir à reculons, les yeux pleins de larmes devant les pleurs de leurs agneaux. J'avais envie de leur dire un peu aigrement de lâcher leurs enfants, de leur faire comprendre que leur attitude ne pouvait pas les aider à supporter la séparation, bien au contraire. De lever les yeux au ciel devant tant d'émotivité teintée de ce qui m'apparaissait comme de la mièvrerie.

La vérité, c'est que les séparations, quelles qu'elles soient, sont toujours des sources de douleur que l'on gère comme on peut, mal, la plupart du temps. Je comprends ces mamans éplorées, ces amoureux baveux, ces amis qui traînent des pieds, ces grands-parents nostalgiques, ces enfants pleurnichards.
J'ai eu une pensée, un peu idiote peut-être, pour la maman de l'irlandais, qui a regardé partir son petit poussin, elle aussi, 15 ans plus tôt, en se forçant à être heureuse pour lui.

Je ne critiquerai plus jamais les mamans collées aux vitres des écoles.
 


09/27/2011 04:34

Sheepette, j'ai une question très sérieuse : est-ce que tu comprend aussi les coeurs qui partent en lambeaux à toute autre heure du jour que celle où une walkyrie discute passionnément avec un barbu didgeux ? Parce que par moments, je me fais du souci pour ma santé mentale (oui bon ce n'est pas nouveau, mais je veux dire vraiment du souci, vraiment). On ne peut pas vivre pour seulement trois choses au monde, si ?

Reply
09/27/2011 12:08

Vivre pour 3 choses ?
- La guitare
- Le chocolat
- Les moutons irlandais

Je confirme. C'est possible.

(Un barbu didgeux ? Nooon ? Racooonte, malheureuse !)

Sinon, oui, je comprends les coeurs de valkyrie en lambeaux pour leur barbu, évidemment. On est toutes plus ou moins pathétiques quand on laisse tomber nos ailes de cygne pour s'approcher un peu trop près des guerriers qui respirent encore ^^

Reply
09/29/2011 13:51

- La nyckelharpa et le violon (ça fait, sisi, ça fait un)
- La Forêt
- le didge

Sauf que les ailes, moi, je viens de les retrouver, justement. Le didge, ça porte, c'est aérien, vous savez ?

Reply
09/29/2011 13:59

Hm, certes.

Ca vaut pas la Telecaster Nashville, quand même, pour planer un bon coup (bon, après, je suppose que le musico y est pour beaucoup ^^)

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