It's a feeling I've had many times before
I can't hold the fort so don't give me more
I struggle and sweat when I'm wide awake
When I know I'm fine, I'm not used to fine
Whatever's left - Snow Patrol
Bouh, quelle fin de semaine atroce. Je savais que reprendre le boulot ne serait pas une mince affaire, mais je n'aurais jamais pensé que ce serait à ce point là ...

Bon, le séminaire de mercredi a été conforme à la vision que l'on se fait habituellement d'un séminaire. Des gens qui parlent, qui parlent, qui parlent, pendant des heures, avec le talent exceptionnel de ne divulguer finalement absolument aucune information réelle. Je ne sais pas comment ils font, ça doit être un don des Dieux, de pouvoir ainsi parler indéfiniment pour ne rien dire (tiens, ça me rappelle un sujet que j'avais eu en philo quand j'étais en terminale - souvenir vintage bonjouuur -, qui à l'époque m'avait posé pas mal de soucis : peut-on parler pour ne rien dire ? A celles et ceux qui pensent que non, je n'aurais qu'un seul conseil : allez assister à un séminaire. De n'importe quoi, d'ailleurs). Heureusement, les réunions de l'après-midi ont été plus constructives. En plus, Ploucland était encore en travaux, je ne vous explique pas la galère pour regagner les lieux de ralliement (oui, les séminaires, sont toujours à Ploucland, logique, versez du sel sur mes plaies, merci). J'avais au moins l'espoir que les choses allaient enfin se décanter clairement jeudi.

Ce que je peux être naïve.

Déjà, à 6h du matin, une mauvaise nouvelle m'accueille au saut du lit. Le genre à vous faire mourir d'appréhension dans des geysers de larmes refoulées et d'inquiétude mordante, et à vous parasiter les neurones à chaque seconde d'inattention. Je me suis dit que la journée commençait décidément bien mal, mais si j'avais su à quel point, je serais allée me recoucher en serrant très fort Gary contre mon petit coeur palpitant.

La personne censée m'encadrer n'a pas pointé le bout de son nez. Nous avions rendez-vous à 8h30, j'étais là à 20, à 10h, ne voyant personne, j'ai commencé à sérieusement gratter mon ulcère à l'estomac. Heureusement, ma directrice avait eu le bon goût de venir pour régler les soucis d'administration (quel bel euphémisme), nous avons donc pu nous faire des cheveux blancs à deux. 13h30, la nouvelle tombe, la fameuse femme invisible est en fait en arrêt maladie, mais s'était dit qu'elle ne préviendrait que demain (hardi petit, quelle importance de poser un lapin à tout le monde, après tout ?). Ma directrice et moi envisagions très sérieusement de nous pendre avec des restes de câbles électriques quand l'Administration a nommé au pied levé une pauvre Victime pour remplacer la Malade. Pauvre Victime que nous n'avons pas pu joindre avant 19h (puisqu'elle était censée être encore en congé, elle). Résultat des courses ? Une journée pendue au téléphone, à flipper comme une héroïne de film d'horreur de série B, ohmygodohmygodohmygod, what the hell is happening to me, that's not faiiiiir !!

Vendredi, avec la Victime, nous avons tenté de faire en une matinée ce que nous aurions du faire en deux jours, sans succès, bien entendu (bon, un bon point, la Victime s'est révélée très professionnelle et nous nous entendons globalement très bien, c'est déjà ça de pris). Réunions toute l'après-midi, tentatives d'agencement de notre lieu de travail, épluchage de dossiers à la pelle, répartition des tâches ... Heures sup' à tour de bras (nous étions censées finir à 16h30, à 18h nous sommes enfin parties), fatigue extrême, un peu de découragement, stress intense, on a failli avoir un bel accident de voiture en rentrant tellement nous étions à bout. Je me rappelle encore de la mine goguenarde des gens quand je leur disais que j'allais être fonctionnaire : "Peuh peuh peuh, feignasse, va, ce boulot c'est la planque, vous autres vous êtes tout le temps en vacances et vous branlez jamais rien, ouarf ouarf ouarf".

Hey. Les gens. Venez voir par là.

J'ai deux mots à vous dire.
 


Jake
09/13/2011 16:38

"Le genre à vous faire mourir d'appréhension dans des geysers de larmes refoulées et d'inquiétude mordante, et à vous parasiter les neurones à chaque seconde d'inattention"
Vrai ? Paul n'aurait pas du t'appeler. Je ne voulais te mettre au courant que plus tard, quand tout ca aurait ete arrange, mais il ne m'a pas demande mon avis. Il faut croire que tu es une des personnes a contacter en cas d'urgence.
Encore une fois, je suis desole. Je ne voulais pas t'inquieter, ni en rajouter a tous les imprevus de la rentree.

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