If we took a holiday
Took some time to celebrate
Just one day out of life
It would be
It would be so nice

Holiday .:. Madonna

Oui, je sais. It's been a while.

Il faut dire que depuis juillet, je ne me suis pas posée une seconde, je crois. Entre les concerts (Radiohead, Asaf Avidan, Luc Arbogast, plus un groupe de la région que j'ai harcelé comme une groupie pour kidnapper le batteur barbichu auquel je faisais de l’œil depuis le paléolithique), les spectacles (festival d'Avignon notamment, bien sympathique ma foi malgré les files d'attentes à vous suicider les pieds en compote Andros périmée) , les fêtes médiévales (mention spéciale à Souvigny où j'ai passé quelques jours avec des tas d'amis différents et incompatibles à fuir le gueux et à respirer les effluves de méthane exhalés par les cracheurs de feu) (et d'où je suis revenue avec des bracelets de cheville à grelots, un foulard imprimé léopard vert émeraude - si si -, une nouvelle pierre pour ma collection, un bon mal de crâne octroyé par l'hypocras des Trois Marmites et un batteur barbichu en bonus cadeau) (héhé), les multiples soirées entre amis, les crash tests des manèges pour enfants des parcs d'attractions (et pour adulte aussi, bordel, même pas mal), les petites virées citadines (Paname, Augustonemetum ...), les shootings pour Cacolac (c'est une longue histoire) et campagnardes (au pays de la moutaaaarde) ...
Bref, pas une seconde, je vous dis !
Ça a probablement été l'été le plus supersonique de ma vie, envolé en un battement de cils.

Et la reprise du boulot n'a rien arrangé, surtout depuis que je suis exilée en cambrousse profonde et routes en lacets. Mais bon, je fais avec. Je double les tracteurs à 90 sur les chemins pleins de trous-trous et je slalome entre les faisans égarés le long des fossés. Dans deux semaines, je vous fais le Paris-Dakar en Mégane.

Mais bon, comme le mois de septembre fait cuicui dans les prairies, je suis aussi allée à la mer. A l'océan, en fait. Un week-end, comme ça, un peu sur un coup de tête, en Mégane (toujours pour me faire les pédales au rallye désert), avec le batteur barbichu et plus de valises que pour crécher trois semaines en hôtel de luxe. Je n'avais pas vu d'eau salée (à part quand le barbichu fait des pâtes, mais curieusement ça ne me fait pas le même effet) (même si je m'en fait allègrement péter le bide à chaque fois) depuis l'été 2007, alors j'ai un peu laissé ressortir la sale gosse qui sommeille (d'un sommeil léger, hein) en moi. Déjà, vendredi, je commençais à frétiller des orteils dans les ballerines au boulot à l'idée de mes valises qui m'attendaient sagement sur le siège arrière de mon carrosse. La route m'a paru aussi longue que quand j'avais 6 ans et que je demandais en boucle à ma pauvre mère si on était bientôt arrivées, de ma petite voix de sale gosse morveuse. Il faisait nuit noire et profonde quand on est arrivés, du coup impossible de se rendre compte que nous étions bel et bien au bord de la grande bleue avant ...
Avant de descendre de voiture et de se prendre un bon vieux relent de saumure, de sable mouillé et de coquillage échoué dans les trous de nez. La marée. J'avais oublié.

Et bien franchement, un petit week-end à la mer (à l'océan) (on s'en fout) alors même qu'on est en plein boulot, c'est encore meilleur que pendant les vacances. On a l'impression d'être des privilégiés, là, au soleil, les orteils plantés dans les mottes de sable chaud, à faire la sieste sur la plage avec une grâce de baleine échouée, en entendant les cris apoplectiques des mouettes enrouées qui se disputent leur place de marée basse (d'ailleurs elles gueulaient très différemment que celles de mes souvenirs, qui avaient un beau cri de mouette authentique et pleine de santé voletant dans les embruns) (Là c'était plutôt mouette agonisante qui crache son fiel à la tronche de ses congénères pour boulotter ses crabes morts en paix) (Faut croire que les mouettes estivales ne sont là que pour faire frétiller le touriste, et que, hors saison, il ne reste que les piafs dégénérés) (mais c'étaient des mouettes quand même) (et des goélands, aussi).

Trop trop bon. On s'est nourris de tartes maisons et de bruschettas, on a acheté des lunettes de soleil, des bracelets brésiliens, fait des photos de nos pieds et des batailles de sable, tenté une trempettes des mollets dans l'eau glacée d'une plage sauvage où l'océan faisait des rouleaux de ouf malade, couru au ralenti sur la plage en couinant le générique d'Alerte à Malibu, ramassé des galets, humé l'odeur inimitable de sève de pin maritime sur fond d'odeur iodée de marée haute et pris des cafés après 22h. Le barbichu en a même fait un footing sur la plage le matin. L'inconscient.

*sigh*

Vivement l'été prochain.

 


Comments

09/29/2012 16:15

Un mail, baby, y'a que ça pour rattraper le retard ;) J'y cours !!!

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Valiel
02/24/2013 19:31

Tiens c'était où ? Les pins m'ont l'air familier.

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02/24/2013 23:16

C'était à Ronce les Bains ;)

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