Journée de merde. Bon, non, pas totalement, puisque j'ai tout de même papoté un chouilla avec mon irlandais, ce qui n'est pas négligeable, mais vu qu'on a tous les deux le moral dans les chaussettes (en jacquard, les chaussettes), ça a donné un échange relativement peu glorieux, du type :

Moi : Hey dude, ça va au vert pays des alcooliques ?
Lui : Boaf, non, temps de merde, bruine de merde, rhume de merde, famille de merde, journée de merde, fait chier. Et toi ?
Moi : Beuh non, temps de merde, soleil de merde, migraine de merde, disputes de merde, journée de merde, fait chier.
Lui : Cool.
Moi : Bon. On fait quoi ?
Lui : Je suggère qu'on se recouche et qu'on essaie d'en mourir.

Et en soirée, bonjour les dégats, il s'est mis à faire nuit, c'est le bouquet (une honte, je vous dis). Du coup, j'ai fait ce que toute personne saine de corps et d'esprit (si si) aurait fait à ma place dans une situation similaire. Non, pas du tout, je n'ai pas pris un couteau à beurre pour me tailler les veines en taguant les murs de ma salle de bain d'un message désabusé en lettres de sang, non, j'ai allumé mon disque dur externe avec la petite idée derrière la tête de noyer ma morosité dans une série télé en mangeant des Trésor Total Chocolat. Et du coup, j'ai (ENFIN) entamé la saison 2 de Fringe (il était temps).

Et bien franchement, c'est efficace. J'ai tellement perdu de neurones à tenter de me rappeler ce qu'il s'était passé dans la saison 1 que j'en ai oublié tous mes soucis (mais mais mais ... ? Y avait pas une vieille histoire de fin du monde ? Avec des signes bizarres avant-coureurs et tout ? Et attends voir, si Olivia perd la boule, pourquoi elle retourne pas dans le caisson-piscine-à-explorer-l'inconscient, au juste ? Mais euh ... mince, comment il s'appelle, lui, déjà ?).

Donc je vous le dis, les amis, si jamais vous êtes en pleine déprime (de la dispute intestino-familiale à la rupture judiciaire en passant par la phase les-mecs-sont-vraiment-tous-des-salauuuds), Fringe est fait pour vous. La première fois que j'ai vu cette série, j'ai cru qu'il s'agissait d'un film, tant l'intrigue bien ficelée et le découpage du pilote promettait un long métrage fantastique comme on n'en fait plus. J'étais folle de joie (oui enfin, tout est relatif) quand j'ai compris qu'il s'agissait d'une série, et que cela allait donc durer des mois voire des années. Un digne successeur de l'inoxydable X-Files, si vous voulez mon avis (et même si vous ne le voulez pas, d'ailleurs). C'est un peu difficile à résumer (c'est du JJ Abrams, donc ...), mais en gros, en très gros, en très très gros, en godzillesque, la série se centre sur un groupe de personnages enquêtant sur des phénomènes tous plus étranges les uns que les autres pour le compte du FBI (forcément). Olivia Dunham (la blonde et belle Anna Torv) est agent du FBI et collabore avec Peter Bishop (un "ancien" du MIT campé par Joshua Jackson) et son père Walter (mon idole John Noble), un ancien chercheur totalement frappé qui a fini interné dans un asile avant d'en sortir pour l'occasion. Je me rend compte à quel point ce résumé ne fait pas hommage à la série, mais après Alias et Lost, il faut se rendre à l'évidence : du JJ Abrams, c'est irrésumable.

J'avais oublié à quel point j'aimais cette série. Merci journée de merde.
 


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