Cause it's the Pick
Of Destiny child,
You know I will be rockin' cause it's fucking insane !
Cause it's the Pick
Of Destiny child,
More precious than a diamond on a platinum chain !
POD - Tenacious D

Vendredi, mon meilleur ami m'a remis mon cadeau de Noël (et mon billet pour Radiohead aussi, hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii) (mais on s'en fout) (quoi que non, on ne s'en fout pas, vous allez probablement en entendre longuement parler dans les mois à venir). J'ai cru d'abord qu'il m'avait offert une agrafeuse (non pas que mon meilleur ami soit un adepte des cadeaux foireux, mais bon, disons que connaissant son humour légendaire, je me méfie toujours un peu). En fait, il s'agissait de ça :

Oui, ça ressemble à une agrafeuse. Mais c'est 10 000 fois plus fun.
Oui, c'est une machine à fabriquer des médiators !
Le principe est tout bête : un emporte-pièce, de vieilles cartes de crédit ou de fidélité, un peu d'huile de coude, et hop, des médiators uniques, personnalisés, ridicules, marrants, et la satisfaction de participer au développement durable en recyclant les bidules en plastique qui trainent au fond de mes sacs.

Après avoir raclé les fonds de sacs à main, j'ai donc fait (de gauche à droite) :

Tout à gauche, deux mediators design/culturels (avec une vieille carte de la Fnac), un nostalgique avec mes vieux identifiants d'étudiante en Histoire de l'Art  (qui ne sont plus valables, d'ailleurs), un initial S, et 4 mégalo avec ma tronche de psychopathe (en haut à gauche en mode "j'ai pris le temps de me peigner", en haut à droite "je suis shootée aux antalgiques à cause d'une %µ$£0@ de tendinite à l'épaule", en bas à gauche "je ressemblais à la Joconde quand j'avais 16 ans" et en bas à droite "je suis trop contente d'être là, c'est le plus beau jour de ma vie").
Classe.

Et puis du coup, j'ai fait aussi :
(De gauche à droite, de haut en bas) Mon préféré, un médiator H&M taillé dans l'étiquette de l'une de mes fleurs à cheveux (non seulement il est beau, mais en plus il est pile comme j'aime, dans un plastique bien souple, pas trop agressif. Exactement la même texture que mon Dunlop favori, qui avait le défaut suprême d'être blanc et d'une banalité à faire pleurer un veau de six mois), un petit paysage vallonné (merci Auchan), une boucle de lumière rose-cuicui (Passion Beauté), deux argentés (tout à droite) découpés dans mon ancienne carte Silver de chez France Loisirs, un médiator de geek dans une vieille carte Micromania et un VIP très hype que je dois à Bois & Chiffons.

Ma vie est absolument fascinante.
 
 
'Cause you can see the road ahead in your dream
And the engine's more a sigh than a scream
And your ghosts look more like angels from there
And the coast comes like a raft of warm air
If this is all you ever asked for
Then this is all you'll get
The Symphony .:. Snow Patrol

Ce matin, avant la répétition du concert (je répète tous les samedis pour l'un des concerts de mon groupe de guitare en mars) (c'est tellement bon que j'ai envie de le redire : je répète pour le concert) (raaaah), mon prof m'a annoncé qu'à cause de mes horaires en corde à nœuds, il allait me refiler à l'un de ses collègues, un peu moins surchargé en élèves que lui (je le comprends le pauvre, je crois ne l'avoir jamais vu manger en plus d'un quart d'heure) (je l'admire, un quart d'heure, c'est généralement le temps qu'il me faut pour me motiver à commencer à mâchonner le contenu de mon Tupperware). Ça m'a fait un petit pincement au cœur, tout de même, une page de partition qui se tourne, même si j'aime beaucoup son collègue également et que je suis certaine que je m'éclaterai toujours autant (du moment que j'ai 6 cordes en métal sous les doigts et les bras passés autour du gros bide de ma Monica, je suis au Walhalla) (et ça rime en plus). Alors que nous étions tous les trois, mon ex-mentor, mon futur-mentor, et mon actuelle-moi, en train de discuter de mes nouveaux horaires de grattage hebdomadaire, mon ex-prof a lancé un :
"Ah ouais, t'as vu, Space Sheep, elle chiante pour les horaires"
(non, il ne m'appelle pas Space Sheep, j'ai un vrai prénom dans la vie-la-vraie)
Ce à quoi j'ai balancé un "Ouais, je suis un cadeau empoisonné".

C'est là que le monde a basculé.

Mon ex-mentor a alors opposé un vif démenti, en affirmant (je cite) :
"Ah non, par contre, c'est tout sauf un cadeau empoisonné ! Elle est chiante pour la dispo, mais alors tu vas voir, à la guitare, elle dépote. Elle a commencé quand ? En mars ? C'est hallucinant".
Je me suis un peu tournée sur le côté, pour cacher que j'avais juste envie de lui sauter au cou pour me mettre à sangloter des remerciements éperdus en lui collant mes cheveux roux-roux dans les narines et les yeux (mais on m'a appris la pondération quand j'étais petite) (et j'avais du mascara) (et oublié les mouchoirs en papier dans la boîte à gants de ma voiture) (et oui, au fait, je suis rousse maintenant) (vraiment vraiment) (on dirait que j'ai les flammes de l'enfer déployées sur le crâne).

Noms de Dieux.

Quelqu'un m'a fait un compliment sur mon jeu de guitare.
Je crois que je vais pleurer (je suis sensible depuis quelques temps) (ça doit être à cause de la séparation de R.E.M.) (d'ailleurs la nuit dernière j'ai rêvé que je tressais les cheveux de Peter Buck dans la grotte de Lascaux) (je fais faire des peintures rupestres à mes élèves en ce moment) (je devrais peut-être tenter une psychanalyse).
Ca y est, je suis vraiment musicienne (et ce n'est qu'au bout de 19 ans que je le réalise).
Et je crois qu'au jour d'aujourd'hui, la musique est vraiment la seule chose qui soit capable de me rendre heureuse (les mauvaises langues ajouteront sans aucun doute : et le Nutella alors ? Le Cadbury spread ? Les Mon Chéri ? Les Oreo ? Les macarons ? La Guinness ? Le Chardonnet ?) (je suis désolée, ce n'est pas pareil) (quoique, tartinez-moi une guitare de Cadbury spread, et je croirai peut-être au Paradis).
(oui, c'est une séquence émotion aujourd'hui)

Alors oui, j'ai un paternel avec lequel l'entente n'est pas toujours parfaitement guimauve, mais pour cela au moins je lui serai éternellement reconnaissante : si je n'avais pas eu un hard case de Gibson en guise de couffin improvisé les mercredis après-midi dans son atelier de luthier qui sentait le bois et le métal, une cheville de piano porte-bonheur qui ne me quitte plus depuis mes 4 ans, un diapason pour hochet (qui me faisait hurler de rire en faisant un LA de 440 contre mes dents de lait) et des guitares dans lesquelles jeter des médiators pour faire enrager mon papa quand j'avais 6 ans (oui, j'étais déjà très chiante) (je le fais toujours avec mes copains, et ça me fait toujours autant fendre la malle) (les grands classiques, quel pied), je n'aurais sans doute jamais touché à une belle à 6 cordes. Ma vie ne serait peut-être pas détruite pour autant, mais elle vaudrait bien moins le coup d'être vécue.
(Pour ceux qui se poseraient la question, ceci est la tête d'Izzie, évidemment) (je l'aime d'un amour tellement fou que je me demande si je ne devrais pas envisager de l'épouser) (mais les mariages homosexuels sont interdits)

Et pour ceux qui ne me croient pas quand je dis que je suis rousse-cramée-par-la-Géhenne, une version couleur de l'un des clichés du Hallowe'en's shot (photos par la S.A.) :
Touchez vos genoux.
 
 
On her red guitar
The color never fades away
No matter where she has it placed
And my life would change when I saw
The face of her red guitar
Red Guitar - Kris Allen

Il y a quelques temps, mon luthier de paternel a eu une bien jolie patiente à 6 cordes, une bêbête comme je les aime, une de celles que je n'aurai sans doute jamais (compte en banque light oblige), mais que je gratouille quand même à chaque fois que l'une d'elles lui passe entre les mains.
Une Moi, de chez Gibson.
(C'est à dire une SG, que j'appelle les Moi puisque ces gratounettes partagent mes initiales) (sauf que chez elles, cela signifie Solid Guitar) (pas chez moi) (ma mère n'était pas tordue à ce point) (déjà que niveau deuxième, troisième et quatrième prénoms elle ne m'a pas gâtée ...)
Une SG rouge. Qui a pas mal vécu, avec des chocs un peu partout (son proprio n'est pas du genre soigneux, malheureusement), mais vraiment chouette quand même. La pauvre avait perdu la tête en faisant une mauvaise chute, blessure qui pouvait sembler mortelle au premier abord, mais mon père est un peu au recollage de guitares ce que Derek Sheppard est à la neurochirurgie (mais côté cheveux, par contre il est disqualifié d'office). La tête de la malheureuse n'était plus reliée au manche que par un fin réseau de bois éclaté, il a donc fallu nettoyer la blessure avant de rafistoler le tout, replacer le tuss rod correctement et s'assurer que la pression exercée par la tension des cordes n'allait pas de nouveau la décapiter.
Deux semaines de chirurgie plus tard, la belle sortait de convalescence.
Et, évidemment, comme dans la plupart des cas, mon appart a fait office pour quelques jours de salle de réveil, histoire de laisser la malade au calme avant de lancer sa rééducation.
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On se réveille doucement, on ouvre un oeil un peu chiffonné sur le monde, ouuuuh, quel éblouissement ...
(mon pied n'a pas volontairement atterri sur la photo, c'est juste que je ne sais pas cadrer en tenant mon appareil à bout de bras) (fallait pas oublier le grand angle chez un pote, aussi)
(n'empêche, le vernis rouge assorti, c'est un beau coup du destin)

On profite de ce moment de calme pour observer si tout va bien. Quelques examens de routine. Le chevalet et les micros d'abord, dans un sens ...
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Puis dans l'autre (je n'aimais pas le pickguard nacré, au début, mais en fait finalement je le trouve assez chouette. Un petit côté très bling bling, avec le rouge de la peinture hyper flashy du corps et du manche).
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Et puis un petit coup d'oeil aux potards, histoire de voir si tout va bien côté électronique. Ca me fait drôle, elle a plein de boutons (ma Izzie n'en a que deux) (l'acné fait encore des ravages), et je trouve le switch assez mal placé. J'aurais peur de le heurter en jouant, d'un coup de poignet malheureux, et de me retrouver avec un son complètement déréglé au beau milieu d'un concert (mais ça c'est parce que je suis un gros bourrin)
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Et enfin la cicatrice, qui se devine encore sous les craquelures du vernis (le propriétaire n'a pas souhaité dissimuler les traces de l'accident) (parait que les cicatrices, ça fait gladiateur)
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Le papa de la demoiselle l'a achetée vintage, il ne sait donc pas exactement de quel modèle il s'agit. Seul le tatouage sur la balafre peut donner quelques indices, car le numéro de série (gravé dans le bois, et le bois a souffert) a en partie disparu.
Il me semble qu'il s'agit du modèle Limited Edition paru juste avant le modèle signature de Carlos Santana. Avant qu'il ne soit customisé (bankablisé si vous voulez mon avis) par la griffe de l'artiste, qui jouait lui-même sur l'une de ces bestioles.

Une belle bête, donc.

Un petit egotrip made in Gibson, avec un jeu de lumières rouges très tralala, papapapapapaaaaaa, ah-la-la-je-ris-de-me-voir-si-belle-en-ce-moiroiiir :
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Les examens sont satisfaisants. Avant de passer par la case rééducation (comprenez vas-y-que-j'te-branche-sur-Edgar-en-poussant-la-saturation-au-max-pour-faire-hurler-Smoooooke-on-the-Waaaaaaateeeeeeer), il est l'heure de la récréation. La demoiselle s'est fait une bonne copine en la personne d'Izzie, toujours ravie de voir débarquer des potes électriques à la maison (rouges, qui plus est) pour faire une bonne partie de manche de fer :
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Et puis bon, on est rouges ou on ne l'est pas, on se la joue façon Roooooxaaaanne, you don't have to put on the red liiiight (mais on le put on quand même, c'est tellement la classe)
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On se rapproche un peu (histoire de savoir ce que Izzie peut bien lui chuchoter à l'oreille, je suis sûre qu'elle dit du mal de moi).
"Hey, pssst, la nouvelle ! T'sais, la patronne, elle a un grain"
"Ah ouais ? Genre ?"
"Genre des fois elle te fait des bends sans que tu saches pourquoi, en poussant des cris de hyène, et même pas dans la gamme"
"Ah ouais ? Flippant."
"T'imagine, ça, au quotidien ? 'Tain, des fois j'ai juste envie de lui péter une corde à la gueule"
"Graaaave"
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"Et en plus, y'a des traces de doigts sur mon pickguard, merde ! Mais la loose, quoi !"
"Ouais, mais toi, au moins, t'as une courroie. Moi on me laisse à poil"
"Revolucion, dios del infierno !"
"Attends ... T'es mexicaine ??"
"Pfff ... Sale raciste amerloque !"
"Oh ça va, hein"
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Evidemment, je n'ai pas pu résister bien longtemps. Je l'ai branchée, et j'ai joué dessus.
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Photo concept un peu débile, non je ne joue pas en me prenant en photo (il me faudrait un troisième bras que je n'ai pas) (je ne m'appelle pas Shiva) (quoique ça serait bien utile parfois) (mais ça doit être chiant pour dormir sur le côté), c'est juste pour vous montrer à quel point je foire bien mon barré de Fa (c'était avant une semaine d'entraînement intensif, maintenant mon index part bien moins en saussisse de Francfort).

Elle est vraiment très agréable à jouer, cette petite. Manche très confortable, cordes hyper douces, cases du haut (rappel mémo : le haut du manche d'une guitare est la partie la plus proche du corps, le bas est la zone la plus proche de la tête) d'une facilité extrême à atteindre, bref, vraiment très chouette. J'avais beau ne pas avoir l'habitude, le jeu coulait tout seul.
Un seul reproche, le corps est tellement fin et léger que le manche a tendance à piquer du nez au niveau de la tête. Ca ne m'avait pas frappée tout de suite, mais au bout de deux heures de jeu, j'étais au bord de la tendinite, et finalement j'étais obligée de contracter mes doigts, ce qui me faisait presque mal à la main gauche. C'est un petit détail, mais je pense que jouer debout avec une courroie doit être assez fatigant pour le bras gauche. Avec ce genre de gratte, j'aurais peur de finir avec les bras de Rapahel Nadal. Dommage, elle était presque parfaite.

Mais finalement, comme à chaque fois, en fait, j'en arrive à la même constatation : la guitare de ma vie, c'est Izzie.
 
 
I look at the world and I notice it's turning
While my guitar gently weeps
With every mistake we must surely be learning
Still my guitar gently weeps
While My Guitar Gently Weeps - The Beatles

Aujourd'hui, Josiane et moi sommes allées à notre cours de guitare habituel.
Bon, pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant (mais franchement, faut vous tenir au jus, bande d'assistés), Josiane, c'est ma guitare. L'une de mes guitares, en fait (j'en ai trois, parce que je suis malade psychologiquement dès qu'on parle de cordes pincées) (et j'ai aussi un guitalélé électrique et une mandoline, mais on s'en fout). Ma première guitare, si vous voulez tout savoir. Une petite Fender classique toute bête, toute simple, qui a le mérite de sonner juste et d'être aussi légère qu'une plume de papillon (oui, je sais mais pfff) (si tu reconnais cette référence, ami lecteur, sache que ton mouton spatial t'aime très fort). Au cas où vous vous poseriez la question, elle ressemble à ça :
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Non, elle n'était pas livrée avec les moutons en peluche. Mais bon. Shaun et Gary sont tellement photogéniques. Ouais, bon, allez, une photo plus sérieuse :
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J'ai aussi une folk, une Fender Sonoran (couleur Lake Placid Blue, ça fait rêver), ma Monica adorée (nommée en référence à Santa Monica, lieu mythique que son look 70's et sa couleur flashouille m'évoquent irrésistiblement) :
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On dirait le fruit d'une partie de manches en l'air entre une dreadnought et une Stratocaster (un genre de Roméo et Juliette de 6 cordes). C'est avec elle que je joue le plus souvent, mais comme elle est plus lourde et plus encombrante que Josiane, je la laisse dormir à la maison en ce moment (vu que je vais directement du boulot à la guitare en prenant un vieux bus crachotant, je dois marcher plus d'un quart d'heure, et Monica me suicide le trapèze gauche)

Et puis, accessoirement, j'ai aussi une électrique, une Fender Telecaster Blacktop (couleur Candy Apple Red, ils ont de l'imagination chez Fender), ma Izzie chérie :
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Oui, je sais, les photos sont toujours les mêmes, il faudra que j'en fasse de nouvelles.
Mon meilleur ami aimerait bien que je poste les photos à la con qu'il a prises de moi avec Izzie, mais j'ai vraiment trop honte du résultat (allez, vas-y, mets la main dans les cheveux, fais l'amour à la caméra)

Bref, pour en revenir à nos moutons (moutooooooooooooooons) (pardon), Josiane et moi sommes allées à notre cours de guitare habituel (avec mon fameux sac qui me donne une classe folle). Le petit jeune qui a cours en même temps que moi dans la salle d'à côté et avec qui je papote un petit peu chaque vendredi n'arrive toujours pas à me tutoyer et m'appelle inlassablement Madame. J'hésite entre m'ouvrir les veines ou lui ouvrir les siennes. Enfin bon, whatever.
Je suis plutôt contente, mes barrés de Fa commencent à ressembler à autre chose qu'à un bruit de veau écrasé sur une clôture, je vais bientôt pouvoir me foutre de la gueule de Joni Mitchell en toute impunité.
Du coup, mon prof-que-j'aime a décidé de m'inscrire dans les ateliers complémentaires (comprenez des activités en petit groupe en plus des cours hebdomadaires) pour que je puisse aussi me foutre de la gueule de Jimi Hendrix d'ici la fin de l'année (parfaitement). Et il m'a inscrite dans ... 3 ateliers. 3. Trois.
1) Un atelier groupe, pour jouer à plusieurs et tenter des représentations dans les bars du coin (rien que d'y penser je suis déjà en train de frétiller) (je me vois trop perchée sur un tabouret en train d'essayer de viser mes cordes avec trois bières dans le nez et une bande de copains qui ricanent bêtement)
2) Un atelier d'accompagnement, pour apprendre à suivre un chanteur jusqu'au bout de la nuit, d'une fidélité sans faille, quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne, façon concerto sur le pont du Titanic en train de couler dans une eau à - 56°. (Je te suivraiii, où tu iras j'iraiii, fidèle comme une ombreuh, jusqu'à destinatiooon) (je sens que je vais la chanter souvent celle-là) (les autres vont me haïr)
3) Un atelier de jeu aux doigts (ça a beaucoup fait rire l'irlandais, mais ce sombre individu ayant l'esprit mal placé, il ne constitue pas une référence), arpèges, picking, et plein de trucs de pro pour frimer et en foutre plein la tronche au monde entier avec un seau KFC renversé sur la tête (si tu connais Buckethead, je t'aime) (si tu aimes Buckethead, je t'aime encore plus) (si tu n'aimes pas Buckethead, s'il te plait, aime-le)

Avec tout ça, rien que la semaine prochaine, j'ai trois heures de guitare.

Si je ne deviens pas une virtuose de renommée internationale avec tout ça, c'est vraiment que je suis un gros bigorneau.